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Littéralement, le terme peinture désigne la matière et la pratique consistant à appliquer une couleur sur une surface telle que le papier, la toile, le bois, le verre, la laque, le béton et bien d'autres supports. Dans un sens artistique, le terme «peinture» signifie la combinaison de cette activité avec le dessin, la composition, c'est-à-dire qu'il intègre des considérations esthétiques.
En ce sens, la peinture est le moyen pour l'artiste-peintre de représenter une expression personnelle sur des sujets aussi variés qu'il existe d'artistes. C'est donc une forme prononcée d'art.
La peinture peut être naturaliste et figurative, comme photographique, ou abstraite. Elle peut avoir un contenu narratif, symbolique, émotionnel ou bien politique, mais une grande partie de l'histoire de la peinture est dominée par des motifs et des idées spirituels et religieux comme en présentaient les ½uvres de Léonardo da Vinci. Dans ce genre de peinture religieuse, sont souvent représentées des figures mythologiques, des scènes bibliques ou des représentations du corps humain, lui-même comme sujet spirituel.


L'ensemble des couleurs est défini, actuellement, très souvent par ses trois caractéristiques de teinte, valeur et saturation. Le système LaB a tendance à le remplacer dans les systèmes colorimétriques avancés.Sur le cercle chromatique, on trouve: des couleurs complémentaires, des tons chauds et froids, des couleurs dites secondaires, des couleurs primaires, et des valeurs (blanc et noir).
L'ensemble des fréquences des ondes lumineuses forme le spectre des teintes (souvent appelé spectre des couleurs) allant des infrarouges aux ultraviolets.
Il n'y a que deux valeurs. Le blanc et le noir. Les gris, qui sont des teintes du blanc et du noir, sont cependant des couleurs, et non des valeurs.
On nomme « teinte » la ou les fréquences engendrant l'impression chromatique. En situation non expérimentale, plusieurs fréquences coexistent toujours, mais elles ont pour résultante une dominante chromatique.
On nomme « valeur » l'amplitude lumineuse définissant la couleur ; plus elle est proche du noir, plus la valeur est basse.
On nomme « saturation » la vivacité (la pureté) d'une couleur, et par opposition, on appelle désaturation, son mélange, plus ou moins important, avec un gris de même valeur.
Les « gris » sont des valeurs particulières sur l'axe noir-blanc. Il s'agit toujours d'un mélange (en synthèse additive) d'égale proportion et avec la même valeur des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. En synthèse soustractive les trois couleurs sont le cyan, le jaune et le magenta. Pour obtenir un gris, les valeurs de cyan, magenta et jaune ne sont pas en égale proportion.
Chacun des gris peut être considéré comme une couleur dépourvue de teinte ; le noir et le blanc sont des gris extrêmes. Le noir est un gris de valeur nulle et correspond à l'absence de toute lumière (aucune lumière n'est reçue par l'½il). Le blanc est un gris de valeur maximale et peut être considéré comme une plénitude de couleurs (l'ensemble des fréquences d'onde lumineuse est reçu par l'½il avec une valeur maximale). Notons qu'en toute rigueur, il n'existe pas un blanc, mais une infinité de blancs, dont chacun se caractérise par sa température de couleur : en photographie-couleurs et en vidéo, on distingue couramment le blanc à environ 2 800 K (kelvins) d'une lampe à incandescence classique, le 3 200 K d'une lampe photoflood au tungstène, le 5 200 K d'une lampe à arc et le 6 500 K d'un flash électronique ou du Soleil.
Synthèse additive [modifier]


Le concept de non-figuration est ambigu dans sa définition comme dans son extension.
Dans sa définition la non-figuration s'oppose à des approches picturales antérieures : la figuration réaliste traditionnelle mais aussi les démarches impressionniste et surréaliste en lesquelles le tableau, de façon générale, renvoie à un spectacle identifiable, objet, figure ou paysage, du réel ou d'un monde irréel né de la seule imagination de l'artiste. Elle s'oppose d'autre part au réalisme socialiste qui apparaît peu d'années après son émergence et, pour des raisons idéologiques (stalinisme), la confond avec l'abstraction.
La peinture non-figurative ne s'oppose pas moins à l'art abstrait qui, au début du xxe siècle se dégage radicalement de toute représentation (à la suite par exemple de Kandinsky ou de Mondrian), la peinture construisant un univers parallèle sans aucun rapport avec la réalité immédiate.
Elle se distingue aussi de la « peinture gestuelle », apparue sensiblement dans les mêmes années, pour laquelle les traces des gestes du peintre constituent la seule réalité à quoi renvoie sa toile (par exemple chez Hans Hartung, Georges Mathieu, ou Gérard Schneider, Roberto Soler voire Pierre Soulages). Elle se différencie tout autant de l'apologie des matières de la peinture souvent nommée « matiériste » (Jean Fautrier, Jean Dubuffet).
Plus positivement, le concept de non-figuration impliquerait la persistance d'un rapport à la réalité sensible mais dans une liaison qui dépasse la simple figuration. C'est dans ce sens que l'on a pu parler de paysagisme abstrait (ou d'impressionnisme abstrait), les peintres non-figuratifs conservant une relation au paysage mais d'un autre ordre que celui de la description.
Il serait possible, de ce point de vue, de rapprocher philosophiquement le « non » de la non- figuration de celui des géométries non-euclidiennes ou de la physique non-newtonienne d'Einstein (analysé, avant l'apparition de la non figuration, par Gaston Bachelard dans Le Nouvel esprit scientifique ou La Philosophie du Non). La non-figuration, en ce sens, ne serait pas seulement une négation mais un englobement de la figuration, la resituant comme un cas particulier simple à l'intérieur d'un ensemble de rapports plus complexes d'expression de la réalité.


L'esthétique a tenté d'être la «science de la beauté», et elle était une question importante pour des philosophes des xviiie et xixe siècles comme Kant ou Hegel. Les philosophes classiques comme Platon et Aristote ont également théorisés sur l'art et la peinture en particulier. Platon avait tendance à négliger les peintres, et également les sculpteurs, dans son approche philosophique. Il considérait que la peinture ne pouvait pas représenter vérité, mais seulement une copie de la réalité et qu'il s'agissait d'un simple métier, comme la cordonnerie ou la ferronnerie. Au contraire, Léonard de Vinci estimait que «la peinture est une chose intellectuelle». Kant distinguait la beauté et la sublimation, en privilégiant clairement cette dernière. Même si cette approche ne visait pas la peinture en particulier, elle a été reprise par des peintres comme Turner ou Caspar David Friedrich.
Hegel a, quant à lui, reconnu l'impossibilité d'atteindre le concept de la beauté universelle et, dans son essai Leçons sur l'esthétique, il a écrit que la peinture est l'un des trois arts romantiques, avec la poésie et la musique, en raison de son rôle symbolique et sa dimension intellectuelle.


Ce qui caractérise la peinture est la perception et la représentation de l'intensité. Chaque point dans l'espace a une intensité différente qui peut être représentée en peignant en noir ou en blanc, en passant par toutes les nuances de gris. Dans la pratique, les peintres peuvent mélanger des formes en juxtaposant des surfaces d'intensité différentes.

Le rythme est aussi important dans la peinture que dans la musique. Le rythme est une pause dans un ensemble qui permet à la force créatrice d'intervenir et d'ajouter de nouveaux éléments, une forme, une mélodie, une coloration.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 15:03

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